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L’EDB consolide l’écosystème propice au développement des TPME

Maurice se doit de créer les conditions pour aboutir à une économie inclusive capable de garantir une répartition plus équitable de la richesse. Les TPME, de par leur flexibilité et leur résilience, sont les moteurs sur lesquels le pays peut se reposer pour atteindre ses objectifs. Dans cette optique, l’Economic Development Board (EDB), en sa qualité de facilitateur et de passerelle entre le secteur public et le privé, a organisé jeudi un atelier de travail dans le cadre des consultations pré-budgétaires engagées par le National Economic and Social Council (NESC) à travers la Commission on Economic Affairs. Cet exercice, dont le thème s’articulait autour de l’état actuel et du devenir des TPME (très petites, petites et moyennes entreprises), avait pour but de définir les actions que tous les acteurs concernés devront entreprendre pour créer un écosystème propice à l’épanouissement des entreprises existantes et à l’éclosion d’industries nouvelles.

Outre les responsables de l’EDB, l’atelier a vu la participation du ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire Mahen Seeruttun, qui préside la Commission on Economic Affairs du NESC, du ministre des Affaires, des Entreprises et des Coopératives Sunil Bholah, des représentants du gouvernement et du secteur privé.


Dans son discours, Charles Cartier, Chairman de l’Economic Development Board, a parlé de la contribution des TPME à l’économie mauricienne, mettant en exergue le fort potentiel de ce secteur à la croissance socio-économique du pays. Celles-ci, a-t-il rappelé, contribuent 40 % du PIB et représentent plus de 54 % de la main-d’oeuvre totale du pays. Toutefois, dans un contexte économique marqué par une utilisation de plus en plus prononcée des nouvelles technologies, il appartient aux TPME locales de se repenser afin de se hisser au même niveau que les autres pays de l’OCDE, où la contribution des TPME au PIB avoisine les 60 % et où elles emploient quelque 70 % du total de la main-d’oeuvre. « Contrairement aux grandes entreprises et aux entités de l’État, les TPME sont plus agiles. Mais, il s’agit de vouloir s’adapter, surtout dans un monde mu par les nouvelles technologies.

Au niveau de l’EDB, nous avons mis en place le cadre pour faciliter cette transition, notamment le Regulatory Sandbox Licence qui permet à des entreprises de se lancer dans des activités qui ne disposent pas encore d’un cadre légal défini. Il ne fait pas de doute que des TPME flexibles et solides, technologiquement parlant, permettront à l’économie mauricienne de sortir des sentiers battus et de ne pas souffrir de sa dépendance sur les produits et services importés », a-t-il fait ressortir.

Plusieurs tables rondes ont eu lieu lors de cet atelier d’une journée qui s’est tenu au Domaine Les Pailles. Les discussions étaient axées sur diverses thématiques telles que l’accès au financement, la capacité d’exportation et le soutien logistique aux TPME, le besoin en termes de main-d’oeuvre étrangère, la recherche et le développement pour plus d’innovation, l’amélioration de l’efficacité et de la productivité, et un accès équitable au marché local pour les TPME et les start-ups. En préambule à ces discussions, François Guibert, CEO de l’EDB, a fait une présentation comparative de l’écosystème dans lequel évoluent les TPME à l’étranger et à Maurice. Se basant sur des pays de petite taille qui sont industriellement avancés, il a mis l’accent sur les domaines dans lesquels les perspectives de développement et de croissance sont intéressantes pour les TPME.

Pour cela, a-t-il souligné, il faut réunir un ensemble de facteurs afin d’aboutir à un écosystème cohérent et propice à l’émergence d’industries nouvelles. « Le cadre réglementaire et les initiatives en termes de financement font partie des éléments essentiels. Mais il s’agit aussi de mettre en place les infrastructures appropriées. Nous nous sommes déjà attelés à la création de trois ‘business parks’. Nous allons en outre nous concentrer sur les industries nouvelles à travers différents forums afin d’encourager les entrepreneurs qui veulent se lancer dans ces activités. En parallèle, à travers le National SME Incubator Scheme, nous créons les conditions pour soutenir la création de start-up. Tout cela est essentiel pour créer une culture entrepreneuriale dans le pays », a déclaré le CEO de l’EDB.

L’atelier de jeudi et les discussions lors des tables-rondes serviront à définir un plan de développement précis pour le TPME afin que tous les acteurs de ce secteur puissent ensemble contribuer à consolider les entreprises existantes afin d’accroître leur résilience et à favoriser la création de nouvelles entreprises dans des domaines aussi variés que la FinTech, l’intelligence artificielle et la ‘data science’.

Veuillez télécharger le communiqué de presse.